L'imbécile regardait le doigt ...Verbatim ...

Publié le par les marques

L'imbécile suivait avec le doigt ... L'imbécile lisait son bréviaire ... l'imbécile etait de gauche, à preuve, il lisait Libé ... Ma concierge volait quelques mots par dessus l'épaule du petit monsieur du 3éme ...

( Verbatim est un mot qui vient du latin verbum (en français, mot). Employé comme adverbe, il signifie « textuellement » ou « mot pour mot » ou encore « texto ». Employé comme nom commun (au masculin) il désigne une citation textuelle, mot à mot d'une allocution ou d'un discours. )


Verbatim, donc ...
"Le devoir de contester s’effrite." .
"La pilule du libéralisme serait-elle désormais moins amère à avaler ? " .
"l’institut de sondages LH2 a identifié parmi les sympathisants de gauche qu’il a interrogés un groupe qui n’a pas fini de faire causer. Le nom de cette famille: libérale autoritaire, «numériquement la plus importante, politiquement la plus mobile, électoralement la plus décisive»"  .
"Combien sont-ils ? 35% des sympathisants. Ce qui en fait la famille de gauche la plus nombreuse." .


Ma concierge lisait par dessus l'épaule de l'imbécile, 10 lignes en avance pour échapper au doigt ... Elle avait jamais vraiement apprécié ces gros trucs boudinés, assez maladroits, incapables de se former en poing ... Ma concierge appréciait le fist, mais pas les doigts des gourdes ... Envie d'arréter , pas se foutre en l'air la fin de semaine, pas risquer de vomir son haricot de mouton sur les zécrits inoubliables de la bande de frères précheurs de Vive la crise-Joffrin ... et encore moins sur l'épaule de l'imbécile du 3ème, à 3 mois des étrennes ... L'imbécile, si doux et poli, que ma concierge soupçonnait d'apprécier la cravache et l'humiliation ... Genre "et je t'interdis de bander petite cochonne", en tenue d'écolière à la sheila ... Encore un castré pensait ma concierge qui avait un gout prononçé pour les bites dures et les mains douces ... et parfois même pour l'inverse ... Ma concierge était une grande perverse ... Rentrée dans le cagibi qui lui servait de loge, ma concierge s'empressait d'aller voler feuilleter l'abération sur la toile ... Ma concierge avait de plus en plus envie de vomir son haricot de mouton, pas se laisser aller, il était bon ce putain de haricot de mouton mitonné avec amour ... Vous aurez compris que ma concierge s'aimait bien, même si parfois elle doutait du genre humain ... Comme la sale fouineuse que sa profession lui imposait d'être, elle était allé voir le détail du sondage commandé par la bande de frères précheurs de Vive la crise-Joffrin ... "Il doit jubiler, l'enfoiré", qu'elle pensait ma concierge ... "A preuve, ils ont même pas eu besoin de s'étendre dessus, ils savent qu'ils sont en train de gagner" ...
55 % de ces cons qui se pensent de gauche parce qu'ils ont voté pour une mêre maquerelle mariale estiment qu'il n'est pas normal de désobéir à une loi injuste ....
92 % des mêmes connards estiment que l'action violente n'est pas acceptable pour faire avancer ses opinions ...
Ma concierge pensait que l'imbécile, qui regardait le doigt, il avait pas vu que Le Monstre adore les boeufs à qui l'on a coupé les cornes ...
time-for-training-03.jpgMa concierge en venait à se demander si les boeufs sans corne n'appréciaient pas le poing de l'inséminateur étourdi ... Ma concierge qui se targuait, aprés son troisième verre de premières côtes de Blaye, de génie génétique en arrivait à penser que l'ablation des couilles cornes de boeuf devait bien aider celui ci à supporter le Joug ... Elle se prenait à s'imaginer, en vinyle zippé de partout, pointant du doigt des cuissardes luisantes ... l'imbécile du 3ème sagement prosterné à ses pieds ... Voilà que l'envie de vomir son haricot de mouton la reprennait ... décidément, elle avait bien fait de refuser ce boulot à L'abération ...
Ma concierge gardait en mêmoire les préche - meetings du camarade Cardo , en un temps ou il tenait l'estrade avec une génération de futurs cadres socialistes ... de ceux à qui il aime à glisser, encore " tu sais la différence entre un socialiste et un con ? quand on est con, c'est pour la vie" .

Verbatim, encore ... à moins que ce ne soit réminisence ?

LA QUESTION CRUCIALE

Quand au soir du vendredi 5 avril , j’ai prononcé ma dernière conférence de Carême à la Mutualité, Martin Luther King venait d’être tué. Quelqu’un m’a posé l’éternelle question cruciale. « Au moment où est assassiné Martin Luther King, que pensez-vous de la violence ? »
Je réponds : « Je n’ai jamais rencontré Martin Luther King, mais sa mort m’atteint au point que je croyais tout à l’heure qu’il me serait impossible de parler. C’est un homme qui se dresse en permanence contre le pouvoir dominateur pour le pouvoir auquel tous participent. Comme Gandhi, Martin Luther King n’a jamais absolutisé la non violence. Il faut rappeler sans cesse la parole de Gandhi. « Mieux vaut la violence qu’une injustice ». La violence est assimilée par beaucoup en notre monde occidental à la violence insurrectionnelle, révolutionnaire. Alors surgissent les imageries du couteau entre les dents, des exécutions sommaires. Mais nous oublions l’organisation du monde qui fait mourir au Brésil 20% des enfants avant l’âge d’un an et 50% avant l’âge de 5 ans. Ceci sans oublier l’Afrique prise à la gorge, niée. Il existe une violence de l’ordre . Dans le texte du Concile Vatican II, « Gaudium et spes », « Joie et espérance » ; il est précisé que l’homme, la femme qui ne peut se procurer du travail, vivre par des moyens légaux, est en droit de s’emparer du bien d’autrui. Ce n’est pas du vol car nous retrouvons avec le cas d’extrême nécessité, la destination fondamentale des biens à tous les humains. Qu’arriverait-il si les peuples du Tiers Monde appliquaient ce droit fondateur d’humanité ? S’ils reprenaient par la lutte ce qui leur est structurellement volé ? A la vérité, ce qui me stupéfie, c’est la patience infinie des pauvres. Je n’aime pas que l’on oppose Camillo Torres, le prêtre colombien passé à la lutte armée contre l’oppression par amour des pauvres, et Martin Luther King : l’un et l’autre relativisent violence et non violence. Je crois angélique et illusoire une révolution sans la moindre dureté, en douceur. Je crois absurde le culte systématique de la violence comme seul moyen révolutionnaire. En définitive, une révolution ne se mesure pas à la violence qu’elle déploie mais à la profondeur des racines qu’elle atteint. Or, ne l’oublions jamais, la première et la dernière violence faite à l’humanité, à toute la création, au créateur libérateur, c’est la violence du pouvoir.
J’allais vous cacher l’une des plus savoureuses de toutes les perles . Elle est de Charles Péguy. Je suis loin de tout admirer chez lui. Il a pu se montrer odieux avec Jean Jaurès. Mais je lui dois la plus admirable parole sur la révolution. Je la confie en prélude à tous les amis : « Une révolution c’est l’appel d’une tradition moins profonde à une tradition plus profonde ».


Jean Cardonnel "l'évangile c'est la révolution"


Ma concierge aimait trop les hommes pour avoir de l'affection pour les boeufs, fussent ils imbéciles du 3ème étage ... Pfff ... ma concierge aurait bien fait un tour dans une boite à partouze, comme son pôte Babouse ... mais retrouver tous ces imbéciles regardant le doigt ...  Ma concierge , tout comme Cardonnel, vous l'aurez compris, était une sale conne, et elle n'était peut être pas la seule, j'arrive pas à linker les aberations , moi  ...


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emcee 14/09/2007 11:40

C'est un très beau billet, très bien écrit.Hélas, oui, la gauche part en vrille: Libé, l'hebdo du mercredi et d'autres sont tous allés faire allégeance au grand capital et font de la propagande pour eux. A coup de sondages bidon et orientés à souhait.La "gauche" serait contre le fait de s'opposer à des lois votées à la sauvette et proposées pour asservir les masses et torturer davantage les faibles? La gauche accepterait donc que le débat démocratique ne puisse plus exister et que seule prévaudrait Sa Majesté l'économie de marché? Je ne sais pourquoi je me fais du mal à penser à ceux qui se prétendent de gauche et qui ont immolé à l'autel de la pensée libérale les petites miettes d'humanisme qui leur restaient. Il y en a [http://www.lepoint.fr/content/a_la_une/article?id=200428]  qui résistent, certes, mais combien de temps encore?  Quand on voit les commentaires haineux qui suivent l'article, on peut se demander si au lieu de s'égosiller, on ne ferait pas mieux de tout éteindre et d'aller cultiver son jardin.Au moins, ni les roses, ni les tomates, ni les poireaux ne viendront nous cracher des insanités à la figure.  Mais aussi, on ne se refait pas, voilà.

paysan bio 13/09/2007 23:50

je crois que le révolution par la violence est n'est qu'une mauvaise réponse à la violence institutionnelle larvée.par exemple,une opposition violente à sarko ne ferait que l'aider à passer pour une victime,ce qu'il n'est pas.Bush était un nul qui allait perdre les élections,une attaque terroriste le transforme en victime qui se bat contre des méchants terroriste et bush gagne les élections malgré le fait qu'il ait vendu son pays et sa population aux multinationales.je crois qu'on peut RIDICULISER tous les profiteurs du système,de gauche comme de droite en proposant un autre choix de vie,un choix basé sur le PARTAGE,pas sur le rapport de forces.presque tous les parents savent maintenant que leurs enfants vivrons sans doute moins bien qu'eux.refuser de se laisser embarquer dans l'impasse de la pollution,etc:la prise de conscience de l'impasse actuelle est en marche.ce qui manque c'est la proposition qui redonnera l'ESPOIR,l'ENVIE.beaucoup de problèmes actuels ne trouveront leur solution que dans la généralisation de la notion de PARTAGE.partage qui doit aussi se faire avec les boeufs,et aussi les änes,catégorie dans laquelle je me classe.je comprend qu'on puisse avoir un avis diférent.ce qui m'inquiète c'est ou nous mênent ces avis.pascal

les marques 13/09/2007 19:29

juste une petite précision, la citation, c'est Cardonnel citant Gandhi ...je ne suis pas assez féru pour juger de la VO ou des traductions ...ni même des dires de ma concierge ...« Je crois que s'il y a seulement le choix entre la violence et la lâcheté, je conseille la violence[40]. »

Buzz l'eclair 13/09/2007 18:47

je ne veux pas paraitre pointilleux Les Marques mais la citation de Cardonnel sur Ghandi ne me semble pas exacte c'est mieux vaut la" violence que la lacheté "puisque Ghandi veut combattre l'injustice par la non violence
il indique que le combat est necessaire et que la non violence est active
elle ne se derobe pas face au danger
la guerre comme le concept de "guerre juste"(en theologie) doit etre pris avec des pincettes
pacifique oui
pacifiste non
nous sommes nombreux a etre revoltés par l'injustice sociale
la plupart sont situés politiquement a gauche mais il y en a un peu a droite (gaullistes) et au centre
pour moi c'est la foi catholique qui me range du coté des plus faibles
parce que Dieu est du coté des pauvres de ceux qui ont faim
pas des gavés
je suis un ancien pauvre pas un nouveau riche