Partager l'article ! L'imbécile regardait le doigt ...Verbatim ...: L'imbécile suivait avec le doigt ... L'imbécile lisait son bréviaire ... l'imbécile etait ...
"Le devoir de contester s’effrite." .
"La pilule du libéralisme serait-elle désormais moins amère à avaler ? " .
"l’institut de sondages LH2 a identifié parmi les sympathisants de gauche qu’il a interrogés un groupe qui n’a pas fini de faire causer. Le nom de cette famille: libérale autoritaire, «numériquement la plus importante, politiquement la plus mobile, électoralement la plus décisive»" .
"Combien sont-ils ? 35% des sympathisants. Ce qui en fait la famille de gauche la plus nombreuse." .
Ma concierge en venait à
se demander si les boeufs sans corne n'appréciaient pas le poing de l'inséminateur étourdi ... Ma
concierge qui se targuait, aprés son troisième verre de premières côtes de Blaye, de génie génétique en arrivait à penser que l'ablation des LA QUESTION CRUCIALE
Quand au soir du vendredi 5 avril , j’ai prononcé ma dernière conférence de Carême à la Mutualité, Martin Luther King venait d’être tué. Quelqu’un m’a posé l’éternelle question cruciale. « Au moment où est assassiné Martin Luther King, que pensez-vous de la violence ? »
Je réponds : « Je n’ai jamais rencontré Martin Luther King, mais sa mort m’atteint au point que je croyais tout à l’heure qu’il me serait impossible de parler. C’est un homme qui se dresse en permanence contre le pouvoir dominateur pour le pouvoir auquel tous participent. Comme Gandhi, Martin Luther King n’a jamais absolutisé la non violence. Il faut rappeler sans cesse la parole de Gandhi. « Mieux vaut la violence qu’une injustice ». La violence est assimilée par beaucoup en notre monde occidental à la violence insurrectionnelle, révolutionnaire. Alors surgissent les imageries du couteau entre les dents, des exécutions sommaires. Mais nous oublions l’organisation du monde qui fait mourir au Brésil 20% des enfants avant l’âge d’un an et 50% avant l’âge de 5 ans. Ceci sans oublier l’Afrique prise à la gorge, niée. Il existe une violence de l’ordre . Dans le texte du Concile Vatican II, « Gaudium et spes », « Joie et espérance » ; il est précisé que l’homme, la femme qui ne peut se procurer du travail, vivre par des moyens légaux, est en droit de s’emparer du bien d’autrui. Ce n’est pas du vol car nous retrouvons avec le cas d’extrême nécessité, la destination fondamentale des biens à tous les humains. Qu’arriverait-il si les peuples du Tiers Monde appliquaient ce droit fondateur d’humanité ? S’ils reprenaient par la lutte ce qui leur est structurellement volé ? A la vérité, ce qui me stupéfie, c’est la patience infinie des pauvres. Je n’aime pas que l’on oppose Camillo Torres, le prêtre colombien passé à la lutte armée contre l’oppression par amour des pauvres, et Martin Luther King : l’un et l’autre relativisent violence et non violence. Je crois angélique et illusoire une révolution sans la moindre dureté, en douceur. Je crois absurde le culte systématique de la violence comme seul moyen révolutionnaire. En définitive, une révolution ne se mesure pas à la violence qu’elle déploie mais à la profondeur des racines qu’elle atteint. Or, ne l’oublions jamais, la première et la dernière violence faite à l’humanité, à toute la création, au créateur libérateur, c’est la violence du pouvoir.
J’allais vous cacher l’une des plus savoureuses de toutes les perles . Elle est de Charles Péguy. Je suis loin de tout admirer chez lui. Il a pu se montrer odieux avec Jean Jaurès. Mais je lui dois la plus admirable parole sur la révolution. Je la confie en prélude à tous les amis : « Une révolution c’est l’appel d’une tradition moins profonde à une tradition plus profonde ».
Jean Cardonnel "l'évangile c'est la révolution"
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