C'est la rentrée ...

Publié le par Les marques du Plaisir

Jusqu'à ce matin, l'incertitude régnait , tant dans la cour de récré qu'en salle des profs ... Jusqu'à l'annonce des emplois du temps par le proviseur Jean Paul Cluzel, Inspecteur Général des finances , et son Surgé, Frédéric Schlessinger, ex-lagardère boy ...
Bon le maître auxiliaire Mermet est reconduit pour une saison ... une de plus ... On lui a concocté un emploi du temps bien pourri, le laissant encombrer les ondes à une heure ou les seules oreilles disponibles sont celles de quelques ménagères de moins de 50 Balais et autres retraités en rupture de club du troisième age ... Il se retrouve coinçé entre "pourquoi les spaghettis crus se cassent en au moins trois morceaux" et "l'actualité des bacs" ...
Et dans 8 mois, Surgé Schlessinger, devant le peu d'engouement pour une émission qui "n'aura pas su trouver son public", recommencera à envisager une refonte de la grille ... qui sait la tranche 03h05 - 04h00 ... Voilà bien longtemps que "la bas si j'y suis" est une émission qu'on ne censure pas, mais qu'on tente de rendre inaudible , avant de la sacrifier à l'autel de l'audimat ... c'est en bonne voix ... en préparation pour "la france d'aprés" ...

Extrait de l'émission du 4 septembre, en hommage à Maurice Kriégel-Valrimont , membre du Conseil National de la Résistance signataire de l'appel des 13 (que j'évoquais ici ), décédé récemment  :
"FR - Aujourd’hui, quand on va revenir sur des acquis sociaux, on ne dit pas qu’on va détruire des acquis sociaux, on dit qu’on va faire une réforme, que la réforme va être là pour sauver le système, et que le système est en péril, parce qu’il y a soit des déficits publics, il y a des déficits commerciaux, il y a un trou dans la caisse de la Sécu, et tout ça est chiffré à chaque fois par les ministères, en millions ou en milliards d’euros. Vous, à la Libération, vous avez contribué à mettre un système de retraites en place, il y a aussi eu la sécurité sociale, alors moi, ce qui me paraît assez surprenant, c’est que tout ça se fait dans un contexte où les déficits publics, ce n’est même plus la peine d’en parler !
J’avais relevé un petit extrait de la situation de la France au moment où vous prenez ces mesures. On nous dit : « En 1944, la France est à genoux, 74 départements ont servi de champs de bataille, la production industrielle ne représente que 29% du niveau de 1929. Les recettes fiscales couvrent à peine 30% des dépenses publiques, la dette nationale a quadruplé. Une foison de billets pourchasse une pénurie de produits. » Et donc, c’est dans ce contexte là, vous, vous êtes complètement inconscient, vous voulez encore plus mettre la France à genoux !, c’est dans ce contexte là que vous décidez qu’il faut mettre en place une sécurité sociale et des retraites... Mais on a dû penser que...

MKV - Mais c’est exactement ce qui s’est passé. Il ne faut pas croire qu’à l’époque, il n’y ait pas de gens qui nous ont dit ce que vous venez de dire ! Ils nous ont dit « Vous êtes fous ». C’est bien pire que ça : la France n’avait plus de ponts, le France n’avait plus de charbon, la France n’avait plus d’acier, la France n’avait plus d’énergie. Bien. C’est vrai que c’était à peine concevable. Bien. Nous sommes passés outre, tout bonnement. Nous sommes passés outre et nous avons fait les choses.
Alors là, la preuve a été faite, l’investissement social est un investissement économique formidable ! Et c’est vrai, je n’ai aucune hésitation à le dire, les Trente glorieuses n’auraient pas été possibles si nous n’avions pas fait cette législation sociale. Historiquement, la chose est démontrée. On pouvait discuter avant, mais historiquement, on ne peut plus en discuter. C’est grâce à la législation sociale que les progrès ont été accomplis.
Ca veut dire une chose d’une simplicité puérile : les gens qui vivent sur le dos des autres, les gens qui bénéficient du travail des autres, les gens qui exploitent les autres, ils n’ont pas de scrupules ! Ils sont capables de charité, mais le fond de leur attitude est de croire que, pour vivre, pour que l’humanité fonctionne, il faut qu’il y en ait qui profitent et d’autres qui subissent." ...

Les podcasts des émissions diffusées à 15h05 sont disponibles dés le soir sur le site "pirate" de l'émission ... Un moyen d'écouter autre chose que Jean Pierre Gaillard sur le service public ...



Vais partir redécouvrir les joies du 56kbs , au mieux ... et de l'automne cévenol ...
Mais même en 56k, on arrive encore à poster ... et en plus les cèpes sortent ...


Publié dans soumission.sociale

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