quatrième pouvoir ou cinquième colonne ???

Publié le par les marques

L'expression quatrième pouvoir désigne la presse. On désigne par extension tous les médias de quatrième pouvoir, dans la mesure où ils peuvent parfois servir de contre-pouvoir face aux autres pouvoirs incarnant l'État.

La cinquième colonne désigne les partisans - au sein d'un État ou d'une organisation - d'un autre État ou d'une autre organisation hostiles.

Hier, le josé était l'invité du patron de thierry F. chomeur prostitué ... le copain à la pouffe bourge sarkozyste conseillère de "taisez vous" Elkabach du kanichokanichabouch  , le rebelle qu'a gagné ses galons d'homme de gauche comme directeur de la propagande chez Dassault de la rédaction du figaro ... Bon , pour l'occaze, et planning des promos oblige, il avait invité du lourd , et équilibré, hein ...


un mec de droite, ancien sinistre de l'élevage intensif et des apparts au frais du contribuable , et deux de gôche ... l'ex sous-dir-cab de lionel "mon programme n'est pas de gauche" jospin , haut fonctionnaire du trésor, et une sorte de yorkshire enragé femelle, pisse copie à marianne ... Bon, je te passe la séance boite à vomi, l'est visible sur le site du propagandastaeffel de l'émission , prévois juste le sac plastique ... c'est niveau cap corse avec mistral force 10 en ayant mangé  sardines à l'huile chantilly au diner ... Bon, tu me diras que comme le media joue aussi le role de Nautamine , y a que ceux qui ont développé un poil de résistance qui sont atteints ... à preuve, y a plein de gens de gôche d'électeurs de Bayrou qui pensent que Calvi est un journaliste objectif ... Les zexperts ... propres sur eux - elles ( c'est d'ailleurs affolant le nombre de jeunes filles propres sur elles qui agissent dans la lutte contre l'anti-france ... une génération spontanée de Jeanne d'arc ...Sais pas qui de Kahn où Val joue le role de Gille de Rai ... ) .
Alors, c'est vrai que ceux dont je te cause sont pas forcément comme ça :

Non, ils bossent pas pour tel ou telle, nan, sont comme ces frêres précheurs qui poursuivent le "vilain" sur la base de la fama publica ( nan c'est pas celles que vous croyez, même si parfois le yorkshire enragé femelle adore chasser la "femme publique" ... fama publica, en ensoutané, c'est la notoriété publique ... ) qui chassent ceux qui  menacent le lien social ( comprenez l'ordre social, le droit des princes du dieu capital ) ... Ils ne servent pas l'un ou l'autre pape, non, tels les dominicains du XIIIème siécle, ils s'assurent que pas une de leurs ouailles ne  vienne à douter de la cathéchèse des travailleurs :

"D. – Quel est ton nom ?

R. – Salarié.

D. – Que sont tes parents ?

R. – Mon père était salarié ainsi que mon grand-père et mon aïeul ; mais les pères de mes pères étaient serfs et esclaves. Ma mère se nomme Pauvreté.

D. – D'où viens-tu, où vas-tu ?

R. – Je viens de la pauvreté et je vais à la misère, en passant par l'hôpital, où mon corps servira de champ d'expériences aux médicaments nouveaux et de sujet d'études aux docteurs qui soignent les privilégiés du Capital.

D. – Quelle est ta religion ?

R. – La religion du Capital.

D. – Quels devoirs t'impose la religion du Capital ?

R. – Deux devoirs principaux : le devoir de renonciation et le devoir de travail.

Ma religion m'ordonne de renoncer à mes droits de propriété sur la terre, notre mère commune, sur les richesses de ses entrailles, sur la fertilité de sa surface, sur sa mystérieuse fécondation par la chaleur et la lumière du soleil ; - elle m'ordonne de renoncer à mes droits de propriété sur le travail de mes mains et de mon cerveau ; – elle m'ordonne encore de renoncer à mon droit de propriété sur ma propre personne ; du moment que je franchis le seuil de l'atelier, je ne m'appartiens plus, je suis la chose du maître. Ma religion m'ordonne de travailler depuis l'enfance jusqu'à la mort, de travailler à la lumière du soleil et à la lumière du gaz, de travailler le jour et la nuit, de travailler sur terre, sous terre et sur mer; de travailler partout et toujours.

D. – T'impose-t-elle d'autres devoirs ?

R. – Oui. De prolonger le carême pendant toute l'année ; de vivre de privations, ne contentant ma faim qu'à moitié ; de restreindre tous les besoins de ma chair et de comprimer toutes les aspirations de mon esprit.

D. – Quels devoirs t'impose-t-elle envers toi-même ?

R. – De rogner mes dépenses ; de vivre dans la saleté et la vermine ; de porter des habits déchirés, rapiécés, reprisés ; de les user jusqu'à la corde, jusqu'à ce qu'ils tombent en guenilles, de marcher sans bas, dans des souliers percés, qui boivent l'eau sale et glaciale des rues.

D. – Quels devoirs t'impose-t-elle envers la société ?

R. – D'accroître la fortune sociale par mon travail d'abord, par mon épargne ensuite.

D. – Que t'ordonne-t-elle de faire de tes économies ?

R. – De les porter aux caisses d'épargne de l'État pour qu'elles servent à combler les déficits du budget [*] ou de les confier aux sociétés fondées par les philanthropes de la finance pour qu'ils les prêtent à nos patrons. Nous devons toujours mettre nos économies à la disposition de nos maîtres.

D. – Te permet-elle de toucher à ton épargne ?

R. – Le moins souvent possible ; elle nous recommande de ne pas insister quand l'État refuse de la rendre [**] et de nous résigner quand les philanthropes de la finance devançant nos demandes, nous annoncent que nos économies se sont dissipées en fumée.

D. – As-tu des droits politiques ?

R. – Le Capital m'accorde l'innocente distraction d'élire les législateurs qui forgent des lois pour nous punir ; mais il nous défend de nous occuper de politique et d'écouter les socialistes.

D. – Pourquoi ?

R. – Parce que la politique est le privilège des patrons, parce que les socialistes sont des coquins qui nous pillent et nous trompent. Ils nous disent que l'homme qui ne travaille pas ne doit pas manger, que tout appartient aux salariés parce qu'ils ont produit tout, que le patron est un parasite à supprimer. La sainte religion du Capital nous apprend, au contraire, que le gaspillage des riches crée le travail qui nous donne à manger; que les riches entretiennent les pauvres ; que s'à n'y avait plus de riches, les pauvres périraient. Elle nous enseigne encore à n'être pas assez bêtes pour croire que nos femmes et nos filles sauraient porter les soieries et les velours qu'elles tissent, elles qui ne veulent se parer que de méchantes cotonnades, et que nous ne saurions boire les vins naturels et manger les bons morceaux, nous qui sommes habitués à la vache enragée et aux boissons fraudées.

D. – Qui est ton Dieu ?

R. – Le Capital.

D. – Est-il de toute éternité ?

R. – Nos prêtres les plus savants, les économistes officiels, disent qu'il a existé depuis le commencement du monde ; comme il était tout petit alors, Jupiter, Jéhovah, Jésus et les autres faux Dieux ont régné à sa place et en son nom ; mais depuis l'an 1500 environ il grandit et ne cesse de grandir en masse et en puissance; aujourd'hui il domine le monde.

D. – Ton Dieu est-il tout-puissant ?

R. – Oui. Sa possession donne tous les bonheurs de la terre. Quand il détourne sa face d'une famille et d'une nation, elles végètent dans la misère et la douleur. La puissance du Dieu-Capital grandit à mesure que sa masse s'accroît tous les jours il conquiert de nouveaux pays tous les jours il grossit le troupeau de salariés qui, leur vie durant, sont consacrés à augmenter sa masse.

D. – Quels sont les élus de Dieu-Capital ?

R. – Les patrons, les capitalistes, les rentiers.

D. – Comment le Capital, ton Dieu, te récompense-t-il ?

R. – En me donnant toujours et toujours du travail, à moi, à ma femme et à mes tout petits enfants !

D. – Les élus sont-ils d'une autre race que toi ?

R. – Les capitalistes sont pétris du même argile que les salariés ; mais ils ont été choisis entre des milliers et des millions.

D. – Qu'ont-ils fait pour mériter cette élévation ?

R. – Rien. Dieu prouve sa toute-puissance en déversant ses faveurs sur celui qui ne les a point gagnées.

D. – Le Capital est donc injuste ?

R. – Le Capital est la justice même ; mais sa justice dépasse notre faible entendement. Si le Capital était obligé d'accorder sa grâce à ceux qui la méritent, il ne serait point libre, sa puissance aurait des bornes. Le Capital ne peut affirmer sa toute-puissance qu'en prenant ses élus, les patrons et les capitalistes, dans le tas des incapables, des fainéants et des vauriens.

D. – Comment ton Dieu te punit-il ?

R. – En me condamnant au chômage ; alors je suis excommunié ; on m'interdit la viande, le vin et le feu. Nous mourons de faim, ma femme et mes enfants.

D. – Quelles sont les fautes que tu dois commettre pour mériter l'excommunication du chômage ?

R. – Aucune. Le bon plaisir du Capital décrète le chômage sans que notre faible intelligence puisse en saisir la raison.

D. – Quelles sont tes prières ?

R. – Je ne prie point avec des paroles. Le travail est ma prière. Toute prière parlée dérangerait ma prière efficace qui est le travail, la seule prière qui plaise, parce qu'elle est la seule utile, la seule qui profite au Capital, la seule qui crée de la plus-value.

D. – Où pries-tu ?

R. – Partout : sur mer, sur terre et sous terre, dans les champs, dans les mines, dans les ateliers et dans les boutiques.

Pour que notre prière soit accueillie et récompensée, nous devons déposer aux pieds du Capital notre volonté, notre liberté et notre dignité.

Au son de la cloche, au sifflement de la machine nous devons accourir ; et, une fois en prière, nous devons, ainsi que des automates, remuer bras et jambes, pieds et mains, souffler et suer, tendre nos muscles et épuiser nos nerfs.

Nous devons être humbles d'esprit, supporter docilement les emportements et les injures du maître et des contremaîtres, car ils ont toujours raison, même lorsqu'ils nous paraissent avoir tort.

Nous devons remercier le maître quand il rogne le salaire et prolonge la journée de travail ; car tout ce qu'il fait est juste et pour notre bien. Nous devons être honorés quand le maître et ses contremaître caressent nos femmes et nos filles, car notre Dieu, le Capital, leur octroie le droit de vie ou de mort sur les salariés ainsi que le droit de cuissage sur les salariées.

Plutôt que de laisser une plainte s'échapper de nos lèvres, plutôt que de permettre à la colère de faire bouillonner notre sang, plutôt que de jamais nous mettre en grève, plutôt que de nous révolter, nous devons endurer toutes les souffrances, manger notre pain couvert de crachats et boire notre eau souillée de boue; car pour châtier notre insolence, le Capital arme le maître de canons et de sabres, de prisons et de bagnes, de la guillotine et du peloton d'exécution.

D. – Recevras-tu une récompense après la mort ?

R. – Oui, une bien grande. Après la mort, le Capital me laissera m'asseoir et me délasser. Je ne souffrirai plus ni du froid, ni de la faim ; je n'aurais plus à m'inquiéter ni du pain du jour, ni du pain du lendemain. je jouirai du repos éternel de la tombe."
( Paul Lafargue la religion du capital 1886 ... cherchez pourquoi ils arrètent pas de nous assener que nos idées datent du XIXème siécle ... )

Alors, cinquième colonne ? oui, un peu comme ce Dominique de Guzmàn parcourant le Comté de Toulouse en même temps que les soudards d'un Simon de Monfort ... Vaillants petits soldats de la foi ...
Euh ... mes biquets les zévangélistes cathodiques, gaffe à pas finir comme Pierre de Castelnau ...


Bové ¤ FOG ¤ Nay ¤ Saporta ¤ Jouyet ¤ Gaymard ¤ propagande ¤ néo-libéral ¤

Publié dans Délation...........

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

les marques 06/03/2007 17:32

bah ... les piranhas ce serait bien pour les chanteurs libertaires ....je pense que je vais en recauser demain ...

emcee 06/03/2007 17:21

Le problème, c'est que c'est pas facile de se promener avec un aquarium dans les manifs ... surtout avec des pirahnas dedans!
Sinon, c'est une bonne idée ;-)

emcee 06/03/2007 17:19

le problème, c'est que c'est pas facile de se promener avec un aquarium dans les manifs ... surtout avec des pirahnas dedans!
Sinon, c'est une bonne idée ;-)

les marques 06/03/2007 12:05

euh, j'hésite entre transformer les boites à vomi en aquarium pour piranhas ( ça peut servir ... :0012: ) ou en projectile lors des prochaines manifs ...

emcee 06/03/2007 11:23

Très bon article, une fois de plus.

Le pluralisme frappe tout de même très fort, ces jours-ci, à France Intox…
Dans la seule journée d'hier: matinée avec le visuellement désavantagé qui, voulant se démarquer du petit caporal en remettait une louche sur les immigrés; à midi, le sinistre de l'éduc, venu pontifier de sa voix d'aristo de province et le soir, pour faire contrepoids, l'ancien sinistre de l'éduc.ainsi que des Affaires Sociales, fossoyeur attitré pour l'UMP. Et avec la tête de l'emploi, siouplé.
Ce matin, j'allume machinalement la radio: et qui donc y avait-il? Le sinistre de l'économie (je passe sur les noms, ils n'ont aucun intérêt).

 

Mais ça va: j'en suis sortie indemne. J'ai pas vomi. Normal, j'ai triché: j'ai pas écouté.